La deuxième édition du State of Play (basée sur le cycle de reporting FY2025) analyse 905 états de durabilité FY2025 assurées, constituant à ce jour la base la plus complète pour comprendre comment les entreprises appliquent les ESRS lors de leur deuxième année de reporting CSRD.
La tendance générale est celle d’une stabilisation avec affinement, plutôt qu’une transformation structurelle.
Message clé : le reporting ESRS gagne en cohérence et en robustesse factuelle. La prochaine étape consiste à renforcer l’articulation entre matérialité, objectifs mesurables et pilotage stratégique.
Géographies et secteurs couverts
La composition géographique du périmètre FY2025 évolue :
- La Suède prend la tête (14%), devant l’Allemagne (12%) et la France (11%).
- Forte dynamique nordique : la Norvège progresse de 2% à 7%.
EFRAG souligne toutefois que ces résultats sont partiellement influencés par la date de clôture (20 avril 2026) : certains pays publient leurs rapports (notamment en anglais) plus tard dans l’année, entraînant une sous‑représentation.
Côté secteurs, l’industrie manufacturière reste de loin le plus représenté parmi les entreprises non financières (36%).
Enseignements transversaux
- Matérialité stable : en moyenne 6,4 enjeux matériels par entreprise. E1 (Climat), S1 (Personnel de l’entreprise) et G1 (Conduite des affaires) sont matériels pour plus de 95% des entreprises.
- Méthodologie DMA : 67% utilisent une approche hybride combinant analyses ascendantes et descendantes des enjeux & IROs. 82 % ont mis à jour leur DMA depuis l’exercice 2024, avec des modifications allant de légers ajustements à des changements de périmètre.
- IROs : environ 30 IROs par entreprise, principalement en E1 et S1 suivi de G1 (60%). L’Espagne mène avec 44 IROs en moyenne, suivie de l’Italie (40) et la France (35) tandis que la Suède se positionne à 24 IROs. Les IROs constituent un élément essentiel de l’analyse de double matérialité. Ils aident les entreprises à déterminer les enjeux de durabilité sur lesquels elles doivent communiquer, à identifier comment leurs activités affectent les personnes et l’environnement (impacts), et à évaluer dans quelle mesure les enjeux de durabilité sont matériels d’un point de vue financier.
- Objectifs & incitations : seuls 50% des enjeux matériels disposent d’objectifs mesurables ; 63% intègrent la durabilité dans la rémunération des dirigeants — révélant un écart croissant entre matérialité déclarée et engagement stratégique.
- Structure des rapports : les sections durabilité représentent 34% du rapport annuel ; seulement 6% incluent un résumé exécutif.
Normes environnementales
- Plans de transition climatique : adoption en hausse de 55% à 69%, reflétant une dynamique continue dans la planification climatique des entreprises.
- Alignement 1,5°C : 57% publient des objectifs de court et long terme compatibles avec 1,5°C.
- Autres normes (E2–E5) : légère progression de la matérialité, mais 77% des indicateurs restent rapportés uniquement au niveau global, avec très peu de granularité géographique par région ou par site.
Normes sociales
- Écart salarial femmes‑hommes : écart moyen non ajusté de 14,3% en faveur des hommes, particulièrement marqué dans le secteur financier. Seules 12 % des entreprises complètent ce chiffre par l’écart salarial ajusté, ce qui permet de mieux refléter les spécificités de leur main‑d’œuvre — notamment la répartition géographique et la diversité des fonctions au sein de l’organisation. À l’échelle des pays, la Belgique affiche l’écart le plus faible (7,7 %), suivie de la Finlande (10,7 %) et de la Suède (12,5 %).
- Incidents de discrimination et droits humains : niveaux de publication élevés (85% et 93%).
- Politiques droits humains : 89% couvrent les travailleurs de la chaîne de valeur et/ou les communautés affectées.
Normes de gouvernance (G1)
- Matérialité : légère hausse — la gestion de la relation fournisseurs (incluant les pratiques de paiement) est matérielle pour 54% des entreprises (vs. 50% en FY2024).
- Critères ESG fournisseurs : 81% y font référence, mais l’intégration reste principalement déclarative (codes de conduite), avec une mise en œuvre opérationnelle limitée.
- Délais de paiement PME : seulement 7% publient des délais spécifiques ; délai moyen de 24 jours. Les contraintes des ERP standards compliquent la segmentation par taille d’entreprise.
Lire le rapport de l’EFRAG ici : EFRAG_State of Play 2026_vShared_Layout checked – DD.pdf
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Message aux entreprises de la vague 2
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